mercredi, 30 août 2023
Août 2023: Personnes expulsé.e.s bloqué.e.s à Assamaka et ailleurs au Niger dans des conditions toujours précaires. Expulsions continuées par l’Algérie.

A un moment où des milliers de migrant.e.s et réfugié.e.s sont piégé.e.s dans un pays troublé par des sanctions et menaces de guerre, Alarme Phone Sahara (APS) continue la solidarité pratique.

 

Alarme Phone Sahara distribuant des kits d'hygiene à des femmes à Assamaka

en coopération avec International Rescue Committee (IRC)

 

Selon les recensements par l’équipe d’Alarme Phone Sahara à Assamaka (APS), frontière nigéro-algérienne, au moins 19686 personnes de différentes nationalités surtout africaines ont été expulsé.e.s d’Algérie à la frontière du Niger dans des conditions de violence et d’abus systématiques entre le 1ier janvier et le 16 juillet 2023, jusqu’au coup d’état au Niger du 26 juillet. Ces chiffres d'expulsion sont bien supérieurs aux périodes de comparaison des années précédentes.

Même après le coup d’état, les expulsions d’Algérie au Niger ont continué avec 679 personnes expulsées arrivées à Assamaka dans un convoi non-officiel et un convoi officiel le 31 juillet et 1ier août 2023.

Dr. Azizou Chéhou, coordinateur d’APS à Agadez, a visité le village frontalier d’Assamaka du 4 au 9 août 2023 dans le cadre d’une mission commune avec l'International Rescue Commitee (IRC). Il rapporte que à ce moment, il y avait encore au moins 3941 personnes expulsé.e.s à Assamaka, dont 1354 au centre de l’OIM, 1333 dans les hangars crées avec le soutien de l’ONG italienne COOPI, 854 réfugié.e.s malien.ne.s hébergé.e.s dans la cour et les salles de l’école et encore à peu près 400 personnes qui restent dans la rue.

La mission organisée par IRC avec la participation d’APS emmenait des matériels pour soutenir les migrant.e.s expulsé.e.s à Assamaka, notamment des matériels pour réhabiliter les hangars crées par COOPI, mais aussi des kits d’hygiène pour des femmes et des enfants.

 

Alarme Phone Sahara en train de réhabiliter des hangars à Assamaka

en coopération avec International Rescue Committee (IRC)

 

Enfin, afin d'apporter des solutions pragmatiques aux besoins les plus urgents des migrant.e.s expulsé.e.s, des hangars supplémentaires ont été construits avec le matériel apporté par l'IRC et l'APS dans le camp de l'OIM ainsi que dans l'enceinte du commissariat de police, où les personnes doivent sinon attendre leur enregistrement sous un soleil de plomb après leur arrivée à Assamaka.

Des personnes expulsées d'Algérie attendant l'enregistrement  

dans l'enceinte du commissariat de police sous un soleil de plomb

 

Les expulsé.e.s à Assamaka: Conditions de vie précaires et évacuations retardées à cause des sanctions de la CEDEAO 

Selon les observations de Dr. Chéhou, coordinateur d’Alarme Phone Sahara, la situation des personnes expulsé.e.s à Assamaka est un peu soulagée par rapport aux pires moments de crise humanitaire en février et mars 2023 grâce au soutien humanitaire mobilisé, entre autres, par les cris d’alerte d’APS et Médecins Sans Frontières (MSF). Il y a un approvisionnement de base en nourriture et des abris d'urgence ont été mis en place par l’ONG italienne « COOPI » en plus du camp d'accueil de l'OIM. Pour cette aide humanitaire, des fonds considérables ont été débloqués par « ECHO », le service de l’UE à la Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes.

Tricycle d'Alarme Phone Sahara en train d'assister

un group de réfugie.e.s malien.ne.s à Assamaka

 

La situation reste toutefois extrêmement précaire et risque de s’aggraver encore : D'une part, la question se pose de savoir dans quelle mesure les sanctions massives imposées au Niger par les États de la CEDEAO et soutenues par l'UE auront un impact sur le financement par l'UE des activités d'aide humanitaire en Assamaka. Un autre problème grave est la question non résolue de l'évacuation des personnes bloquées à Assamaka après leur expulsion. Déjà avant le coup d’état au Niger, les transports d'évacuation par l'OIM ne fonctionnaient toujours que très lentement et selon les recherches du coordinateur d’Alarme Phone Sahara, ces transports étaient suspendus depuis le putsch. L'OIM souligne que d’un part, suite aux réactions au coup d'État, plusieurs des frontières du Niger avec ses pays voisins sont fermées. De plus, la fermeture actuelle de l'espace aérien nigérien, décrétée pour se protéger d'une menace d'intervention militaire de la CEDEAO, ne permet pas actuellement d'évacuer par voie aérienne les personnes qui décident de rentrer dans leur pays d'origine.

Ça crée une situation est extrêmement pénible pour les personnes qui sont restées bloquées plus longtemps dans cette petite localité au milieu du désert. L'incertitude quant à l'évolution de la situation dans le pays après le coup d'état, face aux sanctions et aux menaces de guerre, est une source supplémentaire de peur et d'insécurité pour les migrant.e.s à Assamaka et ailleurs au Niger.

Compte tenu des transports d'évacuation annulés, ceux qui en ont la possibilité essaient désormais d'organiser leur départ d'Assamaka autrement, en appelant des membres de leur famille pour qu'ils leur envoient de l'argent. Selon des responsables de la gare routière d’Assamaka, des véhicules pouvant transporter 25 personnes chacun quittent régulièrement Assamaka pour Arlit en raison de 10.000 FCFA le coût par personne. Pour beaucoup, cela n'est certainement pas possible si, lors de leur expulsion, ils se sont fait voler leur argent et leurs effets personnels par les forces de sécurité algériennes et qu'ils n'ont en même temps personne qui puisse les aider avec de l'argent.

Parmi les expulsé.e.s, il y ait même des personnes qui, malgré tout ce qu’ils ont déjà subi, tentent de nouveau de retourner en Algérie aussitôt déposés au Point Zéro dans la zone frontalière.

Dans leur situation désespérée, des personnes de différents pays d'origine se sont rassemblées le 7 août pour protester et exiger l'évacuation rapide d'Assamaka. Selon les observations du coordinateur de l'APS, ils se sont heurtés aux forces de police locales, des policiers ont tiré en l'air, un homme originaire du Mali a été blessé au doigt et a ensuite dû être soigné à l'infirmerie.

Selon les observations de l’équippe d’Alarme Phone Sahara à Assamaka, 500 migrant.e.s ont finalement été évacué d’Assamaka à Arlit par l’OIM le 30 août 2023. Il est également urgent de trouver une solution rapide pour tou.te.s les autres qui sont toujours bloqués à Assamaka.

 

Dans un interview avec le coordinateur d’Alarme Phone Sahara, un homme originaire de Guinée Bissau a décrit la situation des personnes expulsées bloquées à Assamaka comme suit:

Migrant bissau-guinéen : « (…) On nous a fatigué ici à Assamaka, on nous a fatigué bien bien ici. (…) Il y a à manger, mais chaque jour c’est le même (…). Chaque jour, c’est jusqu’à maintenant. Pour dormir chaque jour, c’est poussière. On ne dort pas bien. Les douches-là ne sont pas bonnes. Les toilettes ne sont pas bonnes. Du matin jusqu’à demain matin, il n’y a pas de l’eau. Tu as vu les habilles-là ? J’ai fait avec ça pendant un mois. Depuis dans la prison, en Algérie, jusqu’à maintenant, c’est ça seulement. (…) Moi j’ai besoin des gens-là pour un effort pour qu’on quitte d’ici. Chaque personne doit partir au pays. On nous a fatigué bien bien ici. Chaque jour malade, malade. À l’hôpital, il n’y a pas des médicaments. (…) Je suis ici depuis le 24 juin.

Dr. Azizou Chéhou : Ce matin, vers 12 :30 nous avons entendu des tirs à l’air. Qu’est-ce que s’est réellement passé ?

Migrant bissau-guinéen : C’est nous avec les gens de l’OIM. A cause des convois pour partir à Arlit. (…) Arlit, après Agadez. A Agadez, il y a les gens qui partent pour Niamey, pour retourner à ton pays. Les gens nous disent maintenant il n’y a pas des convois. Il faut nous patienter. Mais ils nous ont bien fatigués ici, bien. C’est à cause de ça que nous sommes en train de discuter. Ils ont dit de regarder si ces jours-là il y aura quelque chose pour partir. Mais ici, maintenant ce n’est pas bon, parce qu’il y a des problèmes ici. Il y a un coup d’état ici. Ce n’est pas assuré, rien n’est sûr. On veut partir parce qu’on est inquiet.

Dr. Azizou Chéhou : Et la réunion qui a eu lieu entre les migrants et la police, quelles sont les conclusions ?

Migrant bissau-guinéen : Le policier-là, il est venu pour surveiller les gens, pour calmer les gens, pour que les gens ne vont pas faire quelque chose.

Dr. Azizou Chéhou : Et c’est vrai qu’il y a eu un policier blessé ?

Migrant bissau-guinéen : Non, c’est un Malien qui est blessé, ce n’est pas un policier. Même s’il y a une blessure de police, je ne sais pas, parce qu’il y avait beaucoup de gens là-bas. (…) C’est ici qu’il est blessé, c’est le doigt. Mais ce n’est pas grave comme ça.

Dr. Azizou Chéhou : Et il a déjà été soigné, vous êtes partis avec lui à l’hôpital, tu l’as accompagné ?

Migrant bissau-guinéen : Oui.

Dr. Azizou Chéhou : Et c’est toutes les communautés de tous les pays qui étaient là ?

Migrant bissau-guinéen : Oui, beaucoup de pays. (…) Il y avait Guinée Bissau, Burkina, Ghana, tout. Tout le monde. Nigéria, Mali, Sénégal, Gambiens, Guinée Conakry, tous veulent rentrer. Tous les gens.

Dr. Azizou Chéhou : Et c’est vrai qu’ils ont duré ici ?

Migrant bissau-guinéen : Il y a des personnes qui ont fait trois mois, deux mois ici. Jusqu’à maintenant, ils ne sont pas partis jusqu’à Arlit. Arlit encore, si tu vas partir là-bas, tu vas encore durer là-bas. Agadez, tu vas encore durer là-bas encore. Quel temps on va quitter d’ici ?

Dr. Azizou Chéhou : Et c’est vrai ce qu’ils nous ont dit, qu’il y a certains migrants qui paient le transport pour partir ?

Migrant bissau-guinéen : Il y a beaucoup qui partent, parce qu’ils ne sont pas prêts à attendre les gens ici. Ici, il n’y a pas à manger, même sardines. Tu as vu ce qu’ils donnent à manger, ça c’est pas bon.(…) Chaque jour la même chose, le riz-là, même plat. On ne dort pas bien, on ne mange pas bien, tout ce n’est pas bon ici.

Dr. Azizou Chéhou : Vous êtes à peu près combien de personnes ici ?

Migrant bissau-guinéen : Vous avez fait un tour, vous avez vu, nous sommes à peu près cent et quelques, ou bien cinquante et quelques, ça dépend, dans ce hangar. C’est Sénégalais, Maliens, Gambien, c’est par pays.

Dr. Azizou Chéhou : Vous avez espoir que les choses vont se normaliser ?

Migrant bissau-guinéen : Oui, c’est normalisé un peu, on va attendre quelques jours, trois jours, quatre jours, si on n’a pas eu quelque chose, on va continuer la grève encore. S’il n’y a pas la possibilité, chaque personne va se débrouiller, chaque personne va partir tenter se débrouiller, appeler la famille pour faire quelque chose pour lui pour partir. (…) Même dans la prison d’Algérie, c’est mieux qu’ici. On nous a bien fatigué ici. Tu voies, depuis le matin, tu vas rester dans le soleil jusqu’à la nuit. Même moi, ça me fait quelque chose, quand je parle (…). Il faut rester pendant 5 minutes, 10 minutes, pour récupérer et voir.

Dr. Azizou Chéhou : Tu t’es fait consulter par les médecins ?

Migrant bissau-guinéen : Je suis parti là-bas, mais il n’y a pas de médicaments. (…) Il y a beaucoup de gens dans le campement pour sortir ça, tu vois ? (…) Ils n’arrivent pas à marcher, ils sont malades. (…) Il y a des gens qui ont la tuberculose façon, façon malades. »

 

Avenir incertain pour les migrant.e.s et les réfugié.e.s au Niger

Dans l'ensemble, la situation sociale et économique est difficile pour les gens au Niger face à des sanctions sévères qui touchent en premier lieu la population. Les membres d'Alarme Phone Sahara au Niger témoignent quotidiennement les conséquences qui menacent l’existence des gens et qui se traduisent entre autres par une hausse massive des prix des denrées alimentaires de base et des produits de première nécessité. La pénurie et le renchérissement sont encore aggravés par le fait que de nombreuses personnes font des achats de réserve en raison des craintes d'une éventuelle attaque imminente contre le pays.

Les parties les plus vulnérables et les plus précaires de la population, qui ne disposent ni de réserves ni de moyens de production de subsistance, dont font notamment partie les nombreux migrant.e.s et réfugié.e.s qui se retrouvent bloqués au Niger à mains vides, sont les plus durement touchées.

L’OIM, qui gère 7 centres de transit au Niger, dont 4 à Agadez et 3 à Niamey, et en plus d’autres camps d’accueil comme à Assamaka et Arlit et d’autres zones du Niger, a déclaré que de plus en plus de migrant.e.s soient coincé.e.s au Niger à cause des sanctions de la CEDEAO contre le Niger. Il y ait actuellement 5000 personnes hébergées dans les centres de transit de l’OIM qui, en fait, n’hébergent que des personnes qui acceptent un retour dit « volontaire » vers leur pays. En plus, il y ait 1800 personnes qui attendent aux portes de ses centres de transit, mais n’ont pas encore trouvé de l’accès, avec l’argument que les centres de transit soient déjà débordés et l’OIM elle-même manque des moyens. Face à cette situation, l'OIM réclame un corridor humanitaire pour les migrants coincés au Niger pour leur permettre le retour vers leurs pays d’origine.

D'un côté, il faut certes noter que parmi les frontières du Niger avec ses voisins, seules les frontières nigéro-nigérienne et nigéro-béninoise sont jusqu'à présent officiellement fermées en raison des sanctions de la CEDEAO, mais pas les frontières avec le Mali, le Burkina Faso, le Tchad, la Libye et l'Algérie, car ces pays ne soutiennent pas les actions de la CEDEAO et certains ne sont même pas membres de la CEDEAO. Parallèlement, la fermeture de l'espace aérien nigérien empêche actuellement l'OIM, qui ne participe pas elle-même aux sanctions prises par la CEDEAO à l'encontre du Niger, d'acheminer des personnes par avion vers leur pays d'origine, comme elle l'avait fait à plusieurs reprises auparavant.

Dans tous les cas, il est indéniable que des milliers de migrant.e.s et de réfugié.e.s sont bloqués au Niger dans des conditions extrêmement précaires, incertaines et même dangereuses en raison des menaces de guerre. Cette situation est également la conséquence du fait que les états de l'UE ont pris en charge et payé l'Etat nigérien pendant des années pour empêcher le mouvement des personnes sur les routes de la fuite et de la migration. Il est donc aussi de la responsabilité de ces états de contribuer maintenant à des solutions urgentes et nécessaires qui offrent des perspectives à toutes ces personnes.

Dans l'ensemble, l'état de menace et de siège imposé par la CEDEAO à l'État nigérien, qui réagit en renforçant la protection de ses frontières, continue de saper le principe de la liberté de voyage et de circulation, autrefois inscrit dans le protocole de la CEDEAO. Dans ce sens, c’est un grand défi de chercher des solutions qui rassurent en même temps la paix, la liberté de circulation et des meilleures conditions de vie dans les pays sahéliens et partout en Afrique de l’Ouest et au-delà.

 

Alarme Phone Sahara demande :

  • Arrêt immédiat de toutes les expulsions d’Algérie et d’autres pays vers le Niger !

  • L'aide humanitaire, l'hébergement et les soins pour les migrant.e.s et les réfugiés au Niger doivent être garantis et ne doivent en aucun cas être suspendus ou réduits en raison de sanctions contre le Niger !

  • Alarme Phone Sahara félicite l’initiative de l'OIM pour un corridor humanitaire pour le retour dans leurs pays d'origine des personnes parmi les migrant.e.s pour qui cela représente effectivement une perspective. En même temps, prenant en considération qu’il y a aussi tous ceux et toutes celles qui ne veulent ou qui ne peuvent plus retourner vers leurs pays d’origine, Alarme Phone Sahara demande aussi des programmes d'évacuation et de réinstallation pour les personnes bloquées au Niger dans d’autres pays !

  • Une solution de paix pour le Niger et ses pays voisins, qui permette également de rétablir la liberté de circulation dans la région sahélo-saharienne et de créer des trajets de voyage et de fuite sécurisés !

  • Non aux sanctions et aux menaces de guerre contre le Niger ! Au lieu de cela, il faut des solutions qui garantissent le droit pour la population nigérienne de gérer elle-même son avenir sociopolitique !

 

 

Chiffres de personnes expulsées 11 avril – 1ier août 2023:

 

11 avril 2023: 487 personnes expulsées dans un convoi d'expulsion non-officiel arrivent à Assamaka à pied vers 23:00 heures, parmi eux 7 femmes, 2 filles mineures, 4 garcons mineurs, et 474 hommes.

Les plus grands groupes d'expulsé.e.s étaient 249 Guinéen.ne.s et 121 Malien.ne.s.

Apart eux il y avaient 33 ressortissant.e.s de la Côte d’Ivoire, 3 du Burkina Faso, 2 du Caméroun, 21 du Sénégal, 20 de la Gambie, 14 de la Sierra Léone, 3 de la Guinée Bissau, 5 du Niger, une personne du Libéria, une du Togo et une de la Centrafrique.

 

13 avril 2023: Arrivée d‘un convoi d'expulsion officiel avec 327 personnes, y compris 14 femmes, 11 filles mineures, 4 garcons mineurs et 298 hommes. Parmi les expulsé.e.s étaient 315 citoyen.ne.s nigérien.ne.s et 12 ressortissant.e.s d’autres pays:  2 personnes du Bénin, 5 du Nigeria, 3 du Soudan et 2 du Togo.

 

22 avril 2023: 709 personnes expulsées dans un convoi d'expulsion non-officiel arrivent à Assamaka à pied, parmi eux 4 femmes, 4 filles mineures, 2 garcons mineurs, et 700 hommes.

Les plus grands groupes d'expulsé.e.s étaient 298 Guinéen.ne.s et 138 Malien.ne.s.

Apart eux il y avaient 56 ressortissant.e.s de la Côte d’Ivoire, 21 du Bénin, 7 du Burkina Faso, 18 du Caméroun, 38 du Sénégal, 31 de la Gambie, 22 de la Sierra Léone, 2 de la Guinée Bissau, 64 du Niger, 3 du Libéria, 8 du Nigéria, une personne du Togo, une du Ghana et une du Congo.

 

24 avril 2023: Arrivée d‘un convoi d'expulsion officiel avec 438 personnes, y compris 33 femmes, 26 filles mineures, 13 garcons mineurs et 366 hommes. Parmi les expulsé.e.s étaient 436 citoyen.ne.s nigérien.ne.s et 2 du Nigeria.

 

20 mai 2023: 123 personnes expulsées dans un convoi d'expulsion non-officiel arrivent à Assamaka à pied, parmi eux 20 garcons mineurs, et 103 hommes.

Les plus grands groupes d'expulsé.e.s étaient 21 Guinéen.ne.s , 23 Malien.ne.s et 23 Nigérian.e.s.

Apart eux il y avaient 16 ressortissant.e.s de la Côte d’Ivoire, 9 du Caméroun, 4 du Sénégal, 6 de la Gambie, 7 du Tchad,  une personne du Soudan, une du Bénin, et une du Burkina Faso.

En plus, la coordination d’Alarme Phone Sahara rapporte que ces personnes expulsées avaient été déversées au point Zéro à la frontière nigéro-algérienne à bord de 07 camions, mais que certain.e.s se soient convergé.e.s vers un site aurifère se à la frontière algéro-malienne en faisant de l'auto-stop avec des camions.

 

21 mai 2023: 449 personnes expulsées dans un convoi d'expulsion non-officiel arrivent à Assamaka à pied ver 6 h le matin, parmi eux 2 femmes, une fille mineure, 22 garcons mineurs, et 424 hommes.

Les plus grands groupes d'expulsé.e.s étaient 230 Guinéen.ne.s et 76 Malien.ne.s.

Apart eux il y avaient 54 ressortissant.e.s de la Côte d’Ivoire, 4 du Burkina Faso, 2 du Caméroun, 16 du Sénégal, 25 de la Gambie, 17 de la Sierra Léone, 20 du Niger, 2 du Nigéria, 2 de la Centrafrique et une personne du Libéria.

 

22 mai 2023: Arrivée d‘un convoi d'expulsion officiel avec 794 personnes, y compris 5 femmes, 68 mineur.e.s, et 721 hommes. Parmi les expulsé.e.s étaient 692 citoyen.ne.s nigérien.ne.s et 102 ressortissant.e.s d’autres pays: 43 personnes du Mali, 26 de la Guinée, 12 de la Gambie, 7 du Soudan, 3 du Nigeria, 2 du Sénégal, 2 de la Sierra Léone et une personne de la Côte d’Ivoire. En plus 6 personnes syriennes immédiatement refoulées au territoire algérien.

Il est à noter qu’avant leur arrivée, un convoi de 1675 personnes expulsées était annoncé et qu’il n’est pas clair au moment qu’est-ce que les 881 personnes qui ne sont plus arrivées au Niger sont devenues.         

 

23. mai 2023 : 672 personnes expulsées dans un convoi d'expulsion non-officiel arrivent à Assamaka à pied ver 9 h le matin, parmi eux 25 femmes, une fille mineure, 5 garcons mineurs, et 641 hommes.

Les plus grands groupes d'expulsé.e.s étaient 216 Guinéen.ne.s et 142 Malien.ne.s.

Apart eux il y avaient 38 ressortissant.e.s de la Côte d’Ivoire, 79 du Burkina Faso, 43 du Sénégal, 60 de la Gambie, 21 du Caméroun, 4 de la Sierra Léone, 5 du Niger, 20 du Nigéria, 17 du Bénin, 5 du Soudan, 4 du Libéria, 3 du Congo, 3 du Ghana, 2 de la Guinée Bissau, 2 du Tchad, une personne du Gabon et une de la Guinée Équatoriale. En plus 2 personnes afghanes, 2 personnes yéménites, une personne pakistanaise et une personne syrienne qui ont été refoulées directement au territoire algérien.

 

25.mai 2023: Arrivée d‘un convoi d'expulsion officiel avec 493 personnes, y compris 114 femmes, 138 mineur.e.s, et 241 hommes.

Parmi les expulsé.e.s étaient 451 citoyen.ne.s nigérien.ne.s et 42 ressortissant.e.s d’autres pays:

3 personnes du Mali, 7 de la Guinée, 4 du Soudan, 18 du Nigeria, 4 de la Sierra Léone, 2 du Tchad, une personne du Burkina Faso, une du Cameroun, une de l’Érythrée et une du Libéria.

Il est à noter qu’avant leur arrivée, un convoi de 649 personnes expulsées était annoncé et qu’il n’est pas clair au moment qu’est-ce que les 156 personnes qui ne sont plus arrivées au Niger sont devenues.     

 

02 juin 2023 : Arrivée d‘un convoi d'expulsion officiel avec 654 personnes, y compris 10 femmes, 62 garçons mineurs, et 582 hommes.

Parmi les expulsé.e.s étaient 565 citoyen.ne.s nigérien.ne.s et 89 ressortissant.e.s d’autres pays: 3 personnes du Mali, 24 de la Guinée, 4 du Soudan, 3 du Nigeria, 37 du Burkina Faso, 6 du Cameroun, 3 du Libéria, 6 de la Côte d’Ivoire et 3 de la Gambie.

 

19.06.2023 : 476 personnes maliennes expulsées et déversées arrivent à Assamaka, parmi eux 64 hommes, 143 femmes, 112 filles mineures et 157 garçons mineurs.

En plus, c’était rapporté que le même jour et le lendemain, 500 personnes d'une communauté touarègue de In Guezzam en Algérie soient arrivées au commissariat d'Assamaka après qu’elles étaient refoulées par les autorités algériennes avec leurs paquetages. Selon ce rapport, Ces Touaregs ont été expulsés alors qu'ils soulignent être eux-mêmes des citoyen.ne.s algérien.ne.s. Un cas qui montre que la politique xénophobe de l'État algérien menace en fin de compte non seulement la population migrante, mais aussi ses propres citoyen.ne.s.

 

24.06.2023 : 739 personnes expulsées dans un convoi d'expulsion non-officiel arrivent à Assamaka à pied vers 05 :30 h le matin, parmi eux 18 femmes, 16 filles mineures, 67 garcons mineurs, et 638 hommes.

Les plus grands groupes d'expulsé.e.s étaient 276 Guinéen.ne.s et 202 Malien.ne.s.

Apart eux il y avaient 60 ressortissant.e.s de la Côte d’Ivoire, 21 du Burkina Faso, 52 du Sénégal, 58 de la Gambie, 6 du Caméroun, 15 de la Sierra Léone, 2 du Niger, 12 du Nigéria, 22 du Bénin, 4 du Soudan, 2 du Ghana, 6 du Tchad et une personne de la Guinée Bissau.  

 

25.06.2023 : Arrivée d‘un convoi d'expulsion officiel avec 654 personnes, y compris 34 femmes, 20 mineur.e.s et 600 hommes, expulsées à bord de 19 camions vers 10:00 le matin.

Parmi les expulsé.e.s étaient 648 citoyen.ne.s nigérien.ne.s et 6 ressortissant.e.s d’autres pays: 3 personnes de la Guinée, une du Nigeria, une du Mali et une de la Gambie.

 

15.07.2023 : 919 personnes expulsées dans un convoi d'expulsion non-officiel arrivent à Assamaka vers 07 :15 h le matin, parmi eux 22 femmes, une fille mineure, 3 garcons mineurs et 893 hommes.

Les plus grands groupes d'expulsé.e.s étaient 242 Guinéen.ne.s et 227 Malien.ne.s et 200 Gambien.ne.s.

Apart eux il y avaient 56 ressortissant.e.s de la Côte d’Ivoire, 21 du Burkina Faso, 58 du Sénégal, 23 du Caméroun, 25 de la Sierra Léone, 17 du Nigéria, 31 du Bénin, 2 du Ghana, 4 de la Guinée Bissau, 2 du Libéria et 3 du Togo. En plus 08 Syriens qui ont été refoulés immédiatement au territoire algérien.

 

16.07.2023 : Arrivée d‘un convoi d'expulsion officiel avec 416 personnes expulsées, y compris 16 femmes, 8 filles mineures, 5 garçons mineurs et 387 hommes, vers 13:10 heures.

Parmi les expulsé.e.s étaient 412 citoyen.ne.s nigérien.ne.s et 4 ressortissant.e.s d’autres pays: 2 personnes du Bénin,une du Mali et une de la Gambie.

 

31.07.2023 : 338 personnes expulsées dans un convoi d'expulsion non-officiel arrivent à Assamaka vers 02:30 h le matin, parmi eux 10 femmes, 7 filles mineures, 11 garcons mineurs et 310 hommes.

Les plus grands groupes d'expulsé.e.s étaient 89 Guinéen.ne.s et 119 Malien.ne.s.

Apart eux il y avaient 28 ressortissant.e.s de la Côte d’Ivoire, 3 du Burkina Faso, 18 du Sénégal, 15 du Caméroun, 6 de la Sierra Léone, 23 du Nigéria, 5 du Libéria, 2 du Togo, 20 de la Gambie, 4 du Soudan, 4 de la Somalie, une personne du Ghana et une de la Centrafrique.

 

01.08.2023 : Arrivée d‘un convoi d'expulsion officiel avec 341 personnes expulsées, y compris 9 femmes, 4 filles mineures, 3 garçons mineurs et 325 hommes.

Parmi les expulsé.e.s étaient 279 citoyen.ne.s nigérien.ne.s et 62 ressortissant.e.s d’autres pays: 3 Ivoiriens, 2 Ghanéens, 3 Guinéens, 13 Maliens, 2 Nigérians, 2 Sierra Léonais, 10 Soudanais, 26 Tchadiens et un Burkinabè.