
La communauté de ressortissant.e.s ivoirien.ne.s bloqué.e.s au camp de l’OIM à Agadez depuis plus d’un an est sortie dans les rues de la ville pour une marche de protestation colorée.
Ce matin, 27 janvier 2026, des migrant.e.s originaires de Côte d’Ivoire, présent.e.s dans le centre de transit de l’OIM à Agadez, ont déclenché une manifestation pacifique pour dénoncer le retard considérable pris dans l’organisation de leur retour vers leur pays d’origine.
Les manifestant·e·s expriment leur frustration face à l’incertitude et aux délais interminables, scandant :
« On veut rentrer ! »
Cette action vise à attirer l’attention des autorités compétentes et des organisations internationales sur leur situation difficile, après plus d’un an d’attente dans le camp.
La galère des personnes expulsées des pays du Maghreb
Cette situation insupportable est un résultat direct des expulsions massives de la Tunisie et d'Algérie de personnes de différentes nationalités africaines jusqu'au Niger. Plus que 34000 personnes ont été expulsées à la frontière du Niger en 2025. A cause de ces refoulements dans des conditions inhumaines, des milliers des personnes restent bloquées au Niger à main vides, souvent sans aucune autre perspective que de retourner vers leurs pays.
L’OIM, la promesse des retours dit « volontaires » et l’externalisation des frontières
Même les retours soi-disant "volontaires" organisées par OIM marchent souvent d'une manière pas du tout fiable. Ça fait que beaucoup de personnes restent bloquées dans les centres de l'OIM ou même dans la rue pendant des longues durées, comme déploré par la communauté ivoirienne à Agadez.
Alarme Phone Sahara demande :
- Une réponse positive envers le proteste des migrant.e.s à Agadez et de rassurer le retour dans des conditions dignes pour toutes les personnes qui veulent retourner !
- L’arrêt des expulsions et refoulements des pays maghrébins, qui laissent souffrir des milliers de personnes dans un blocage au Niger !
- Alarme Phone Sahara dénonce aussi l'externalisation des frontières par les états européens qui encouragent les refoulements et les violations des droits humains !
