
Des gens marchants dans le désert, de « Point Zéro » à Assamaka, le 18 mars 2026
© Alarme Phone Sahara
Au moins 14602 personnes ont été expulsées d’Algérie au Niger entre 18 janvier et 17 mai 2026 selon les observations de l’équipe d’Alarme Phone Sahara à Assamaka, frontière nigéro-algérienne. Après que plus de 34 000 personnes, un nombre jamais atteint auparavant, ont été expulsées d'Algérie vers le Niger en 2025, ces expulsions massives se poursuivent à un rythme toujours aussi soutenu.
Cette fois encore, un grand nombre de ressortissant.e.s nigérien.ne.s sont concerné.e.s, parmi lesquels de nombreux enfants et adolescents. On compte également des personnes originaires de nombreux pays, principalement africains, qui sont pour la plupart expulsées en « convoi non-officiel » et abandonnées au « Point Zéro », dans le désert, à 15 km d’Assamaka, par ce qu’on appelle des convois d’expulsion non officiels.
Parmi les évolutions notables, on constate notamment que de nombreux Nigérien.ne.s, qui sont habituellement expulsés d'Algérie dans le cadre de convois « officiels », sont désormais embarqués aussi dans les convois d'expulsion « non officiels ».
Outre les ressortissant.e.s nigérien.ne.s, les principaux groupes d'origine parmi les personnes concernées par ces refoulements massifs sont les ressortissant.e.s du Mali, de Guinée-Conakry et du Nigeria.
Des réfugié.e.s piégé.e.s entre les frontières
On retrouve régulièrement, parmi les personnes expulsées, aussi des ressortissant.e.s du Soudan – où la guerre a provoqué depuis 2023 la plus grande crise de déplacement au monde – ainsi que du Tchad, pays voisin également en proie depuis des années à la guerre et à la violence. A plusieurs reprises on a vu des personnes originaires de ces pays, et parfois aussi d'autres pays, être renvoyées par la police nigérienne de l'autre côté de la frontière, en Algérie.
Dans le contexte des refoulements massives, des victimes de la guerre et du déplacement forcé se retrouvent piégées et ballottées entre les frontières, et du côté du HCR, il ne semble pas y avoir de solution leur permettant d'accéder à une protection internationale et à un lieu sûr.
Transports inhumains et abandons en désert

Des blessés abandonnés à « Point Zéro », dans l'attente des secours © Alarme Phone Sahara
Pour les personnes concernées, les expulsions depuis l'Algérie sont synonymes de violences systématiques, de vols et de traumatismes infligés par les forces de sécurité algériennes.
L'équipe d'Alarme Phone Sahara à Assamaka se rend régulièrement au « Point Zéro » pour distribuer de l’eau et des kits de nourriture et récupérer les personnes qui, après leur expulsion, ne sont plus en mesure de parcourir à pied les 15 km qui les séparent du village. Entre janvier et mai 2026 également, l’équipe a dû à maintes reprises prendre en charge et transporter au dispensaire local des personnes arrivant avec des blessures résultant de maltraitement ; à cela s’ajoutaient cette fois-ci des cas de personnes gravement désorientées en raison de traumatismes.
Le fait d'être abandonné en pleine nuit dans le désert représente un danger supplémentaire pour les personnes concernées. Dans ces conditions, il est trop risqué, même pour les secouristes dévoués de l'équipe APS, de se rendre dans cette zone en raison de l'insécurité qui y règne, et les malades et les blessés doivent attendre jusqu'au lendemain.
C'est avec consternation que l'équipe nigérienne d'Alarme Phone Sahara a également constaté que l'État algérien poursuivait, même pendant le ramadan 2026, sa politique d'expulsion impitoyable.
Les deals de l’Union Européenne
Les pratiques d'expulsion inhumaines de l'État algérien sont encouragées de plus par les accords conclus par les États membres de l'UE avec des états de la sous-région :
Depuis la signature en 2023 du « Memorandum of Understanding » avec la Tunisie, de plus en plus de personnes sont victimes d'expulsions en chaîne de la Tunisie vers l'Algérie, puis de là jusqu'à la frontière nigérienne.
L'Allemagne et l'Italie, entre autres, mènent également une coopération policière avec l'Algérie elle-même, axée sur la lutte contre la migration. Encouragés par les acteurs européens, les gouvernements algérien, libyen et tunisien se sont regroupés au sein d'une « Alliance du Maghreb » afin de coordonner leur action contre les personnes en mobilité.
L’Algérie – objet de critiques internationales
Dans ce contexte, il est aussi à considérer que dans une déclaration du 13 mai 2026, des experts de l’ONU ont exprimé leur vive inquiétude face à la répression présumée visant la société civile en Algérie, notamment des organisations qui se battent pour la cause de personnes disparues. Cette déclaration fait notamment suite aux détentions au secret, ainsi que des actes d’harcèlement et d’intimidation.
La répression et la persécution à l'encontre des membres de la société civile algérienne vont de pair avec les pratiques contraires aux droits humains envers les personnes en mobilité.
Il est donc d'autant plus nécessaire d'exercer une pression internationale sur le gouvernement algérien, mais aussi sur les états européens qui, par leurs accords avec les pays du Maghreb, favorisent des pratiques contraires aux droits humains et des dérives autoritaires.
Alarme Phone Sahara tient à la solidarité active et pratique avec toutes les personnes en mobilité et à la défense des droits humains et de la liberté de circulation et demande :
- Stop aux refoulements de l’Algérie, de la Tunisie et de la Libye vers le Niger !
- Stop à n'importe quelle expulsion – partout !
- Liberté de circulation entre les pays du Sahel et du Sahara dans des conditions dignes et sécurisées !
- Non aux accords pour l’externalisation des frontières européennes en Afrique !
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Chronologie des expulsions d’Algérie au Niger entre janvier et mai 2026 :
18 janvier 2026 :
677 personnes, dont 21 femmes majeures, 3 filles mineures, un garçon mineur et 652 hommes majeurs, expulsées en convoi « non-officiel » et abandonnées au «Point Zéro».
Nationalités des personnes concernées :
133 ressortissant.e.s de la Guinée Conakry, 151 du Niger, 122 du Mali, 95 du Nigéria, 44 du Bénin, 6 du Burkina Faso, 40 du Cameroun, 40 de la Côte d’Ivoire, 2 du Bangladesh, 7 de la Gambie, 8 du Sénégal, 11 de la Sierra Léone, 2 du Soudan, 5 du Tchad, 5 du Togo, une personne du Congo Brazzaville, une de la Centrafrique, une de l’Éthiopie, une de la Guinée Bissau, une du Ghana et une du Liberia.
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20 janvier 2026 :
1036 personnes nigériennes, dont 30 femmes majeures, 46 filles mineures, 35 garçons mineurs et 925 hommes majeurs, expulsées en « convoi officiel » à bord de 12 camions et 02 fourgonnettes. Ensuite transportées jusqu’à Arlit.
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24 janvier 2026 :
415 personnes, dont 14 femmes majeures, une fille mineure et 400 hommes majeurs, expulsées en convoi « non-officiel » et abandonnées au « Point Zéro ».
Nationalités des personnes concernées :
63 ressortissant.e.s de la Guinée Conakry, 81 du Niger, 92 du Mali, 82 du Nigéria, 38 du Bénin, 2 du Burkina Faso, une personne du Cameroun, 21 de la Côte d’Ivoire, 12 de la Gambie, 8 de la Sierra Léone, 9 du Soudan, 2 du Tchad, 2 du Togo et 2 Ghana.
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26 janvier 2026 :
351 personnes nigériennes, dont 10 femmes majeures, 17 filles mineures, 4 garçons mineurs et 320 hommes majeurs, expulsées « en convoi officiel » à bord de 9 camions et une fourgonnette. Ensuite transportées jusqu’à Arlit.
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03 février 2026:
568 personnes, dont 3 femmes majeures, 3 garçons mineurs et 562 hommes majeurs, expulsées en convoi « non-officiel » et abandonnées au « Point Zéro ».
Nationalités des personnes concernées :
51 ressortissant.e.s de la Guinée Conakry, 257 du Niger, 61 du Mali, 85 du Nigéria, 30 du Bénin, 5 du Burkina Faso, 14 du Cameroun, 22 de la Côte d’Ivoire, 17 du Soudan, 25 du Tchad et une personne de la Sierra Léone.
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05 février 2026 :
581 personnes, dont 11 femmes majeures, 15 filles mineures, 18 garçons mineurs et 537 hommes majeurs, expulsées en « convoi officiel » à bord de 10 camions et 02 fourgonnettes.
Nationalités des personnes concernées :
541 ressortissant.e.s du Niger, 15 du Nigéria, 14 du Mali, 5 du Soudan, 5 de la Guinée Conakry et une personne du Bénin.
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09 février 2026 :
533 personnes, dont 26 femmes majeures, 5 garçons mineurs, une fille mineure et 501 hommes majeurs, expulsées en convoi « non-officiel » et abandonnées au « Point Zéro ».
Nationalités des personnes concernées :
74 ressortissant.e.s de la Guinée Conakry, 204 du Niger, 55 du Mali, 111 du Nigéria, 3 du Bénin, 16 du Burkina Faso, 9 du Cameroun, 22 de la Côte d’Ivoire, 27 du Soudan, 6 de la Sierra Léone, 3 du Sénégal, une personne de la Gambie, une du Ghana et une du Togo.
L’équipe d’Alarme Phone Sahara a secouru plusieurs personnes abandonnées avec des blessures sérieuses aux jambes et aux pieds et incapables de marcher.
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13 février 2026 :
141 personnes, dont une femme majeure et 140 hommes majeurs, expulsées en convoi « non-officiel » et abandonnées au « Point Zéro ».
Nationalités des personnes concernées :
37 ressortissant.e.s de la Guinée Conakry, 46 du Mali, 14 du Nigéria, 6 du Bénin, 4 du Burkina Faso, 8 du Cameroun, 14 de la Côte d’Ivoire, 7 de la Sierra Léone, 3 du Sénégal, une personne du Gabon et une du Togo.
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13 février 2026 :
279 personnes, dont 11 femmes majeures, 6 filles mineures, 7 garçons mineurs et 255 hommes majeurs, expulsées en « convoi officiel » à bord de 4 camions et une fourgonnette et transportées ensuite à Arlit.
Nationalités des personnes concernées :
262 ressortissant.e.s du Niger, 3 du Nigéria, 2 du Mali, 3 du Soudan, 6 du Bénin, une personne du Cameroun, une du Tchad et une du Togo.
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19 février 2026 :
409 personnes nigériennes, dont 10 femmes majeures, 6 filles mineures, 3 garçons mineurs et 390 hommes majeurs, expulsées en « convoi officiel » à bord de 5 camions et une fourgonnette.
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19 février 2026.
194 personnes expulsées en convoi « non-officiel » et abandonnées au « Point Zéro ».
Nationalités des personnes concernées :
48 ressortissant.e.s de la Guinée Conakry, 48 du Mali, 20 du Nigéria, 51 du Niger, 4 du Bénin, 6 du Burkina Faso, 4 du Cameroun, 6 de la Côte d’Ivoire, 5 de la Sierra Léone, une personne de la Gambie et une du Soudan.
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24 février 2026.
375 personnes, dont 19 femmes majeures et 356 hommes majeurs, expulsées en « convoi officiel » à bord de 4 camions et une fourgonnette.
Nationalités des personnes concernées :
351 ressortissant.e.s du Niger, 18 du Nigéria et 6 du Soudan.
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06 mars 2026.
309 personnes, dont 13 femmes majeures, 6 filles mineures, un garçon mineur et 289 hommes majeurs, expulsées en convoi « non-officiel » et abandonnées au « Point Zéro ».
Nationalités des personnes concernées :
71 ressortissant.e.s de la Guinée Conakry, 50 du Mali, 65 du Nigéria, 71 du Niger, 5 du Bénin,
10 du Burkina Faso, 10 du Cameroun, 16 de la Côte d’Ivoire, 3 de la Gambie, 5 du Soudan, 2 du Ghana et une personne du Sénégal.
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13 mars 2026.
240 personnes, dont 6 femmes majeures, 4 filles mineures, un garçon mineur et 229 hommes majeurs, expulsées en convoi « non-officiel » et abandonnées au « Point Zéro ».
Nationalités des personnes concernées :
61 ressortissant.e.s de la Guinée Conakry, 67 du Mali, 33 du Nigéria, 2 du Niger, 17 du Bénin, 31 du Burkina Faso, 7 du Cameroun, 8 de la Côte d’Ivoire, 2 de la Gambie, 2 du Sénégal, 3 de la Centrafrique, 3 du Tchad, 2 du Togo, une personne du Soudan et une de la Libéria.
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13 mars 2026 :
437 personnes, dont 23 femmes majeures, 16 filles mineures, 15 garçons mineurs et 383 hommes majeurs, expulsées en « convoi officiel » à bord de 9 camions et une fourgonnette et transportées à Arlit le lendemain.
Nationalités des personnes concernées :
408 ressortissant.e.s du Niger, 20 du Nigéria, 4 du Mali, 3 du Ghana, une personne de la Guinée Conakry et une de la Gambie.
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18 mars 2026 :
139 personnes, dont 6 femmes majeures et 133 hommes majeurs, expulsées en convoi « non-officiel » et abandonnées au « Point Zéro ».
Nationalités des personnes concernées :
20 ressortissant.e.s de la Guinée Conakry, 12 du Mali, 16 du Nigéria, 59 du Niger, 3 du Burkina Faso, 6 de la Côte d’Ivoire, 9 du Sénégal et 14 du Soudan.
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18 mars 2026 :
509 personnes nigériennes, dont 57 femmes majeures, 21 filles mineures, 25 garçons mineurs et 406 hommes majeurs, expulsées en « convoi officiel » à bord de 8 camions et une fourgonnette.
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29 mars 2026 :
563 personnes, dont 8 femmes majeures, 5 filles mineures, 7 garçons mineurs et 543 hommes majeurs, expulsées en convoi « non-officiel » et abandonnées au « Point Zéro ».
Nationalités des personnes concernées :
90 ressortissant.e.s de la Guinée Conakry, 136 du Mali, 145 du Nigéria, 105 du Niger, 18 du Bénin, 6 du Burkina Faso, 9 du Cameroun, 26 de la Côte d’Ivoire, 5 de la Gambie, 4 du Sénégal, 3 du Tchad, 7 du Soudan, 2 du Ghana, 5 de la Sierra Léone, une personne du Togo et une du Yemen.
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06 avril 2026 :
698 personnes, dont 23 femmes majeures, 41 filles mineures, 30 garçons mineurs et 604 hommes majeurs, expulsées en « convoi officiel » à bord de 11 camions et 2 fourgonnettes.
Nationalités des personnes concernées :
675 ressortissant.e.s du Niger, 14 du Nigéria, 3 du Cameroun et une personne du Togo.
En plus, la police nigérienne a retourné 5 personnes soudanaises en territoire Algérien.
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12 avril 2026 :
485 personnes, dont 39 femmes majeures et 477 hommes majeurs, expulsées en convoi « non-officiel » et abandonnées au « Point Zéro ».
Nationalités des personnes concernées :
60 ressortissant.e.s de la Guinée Conakry, 103 du Mali, 62 du Nigéria, 42 du Niger, 36 du Bénin, 5 du Burkina Faso, 38 de la Côte d’Ivoire, 6 du Sénégal, 16 du Tchad, 103 du Soudan, 7 de l’Éthiopie et une personne de la Gambie.
Selon d’autres sources, la police nigérienne a retourné les personnes soudanaises, tchadiennes et éthiopiennes en territoire Algérien.
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14 avril 2026 :
1403 personnes, dont 20 femmes majeures, 27 filles mineures, 15 garçons mineurs et 1341 hommes majeurs, expulsées en « convoi officiel ».
Nationalités des personnes concernées :
1365 ressortissant.e.s du Niger, 37 du Nigéria et une personne du Soudan.
Selon d’autres sources, la police nigérienne a retourné les personnes soudanaises en territoire Algérien.
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28 avril 2026 :
932 personnes, dont 23 femmes majeures, 30 filles mineures, 13 garçons mineurs et 866 hommes majeurs, expulsées en « convoi officiel ».
Nationalités des personnes concernées :
852 ressortissant.e.s du Niger et 75 du Nigéria.
En plus, la police nigérienne a retourné 5 personnes soudanaises en territoire Algérien.
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28 avril 2026 :
179 personnes expulsées en convoi « non-officiel » et abandonnées au « Point Zéro ».
Nationalités des personnes concernées :
157 ressortissant.e.s du Niger, 19 du Nigéria, une personne du Cameroun, une de la Guinée Conakry et une du Bénin.
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02 mai 2026.:

L'équipe d'Alarme Phone Sahara porte secours à des blessés à « Point Zéro », le 2 mai 2026 © Alarme Phone Sahara
164 personnes, dont une femme majeure, un mineur et 162 hommes majeurs, expulsées en convoi « non-officiel » et abandonnées au « Point Zéro ».
Nationalités des personnes concernées :
23 ressortissant.e.s de la Guinée Conakry, 19 du Mali, 69 du Nigéria, 22 du Niger, 10 du Bénin, 3 de la Côte d’Ivoire, 8 du Cameroun, 7 de la Gambie, 2 de la Sierra Leone et une personne du Sénégal.
Selon l’équipe d’APS Assamaka, les personnes expulsées étaient déposées le soir du samedi 2 mai et les personnes incapables de marcher étaient forcées à passer la nuit au « Point Zéro » sans eau ni à manger. À l’heure nocturne, c’était trop risqué pour les secouristes de se rendre dans cette zone en raison de l'insécurité. C’était dans la journée du 3 mai que l’équipe d’APS a pu secourir les personnes blessées.
Comme le dispensaire était fermée ce dimanche et qu'aucun membre du personnel médical n'était disponible, les blessés ont été hébergés dans le hangar géré par les membres d’APS jusqu'au lendemain et ont reçu des kits d’eau et biscuits partagés par MSF.
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04 mai 2026 :
908 personnes, dont 72 femmes majeures, 87 filles mineures, 48 garçons mineurs et 701 hommes majeurs, expulsées en « convoi officiel.
Nationalités des personnes concernées :
840 ressortissant.e.s du Niger, 57 du Nigéria, 9 de la Guinée Conakry et 2 du Bénin.
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09 mai 2026 :
465 personnes, dont 3 femmes majeures, 2 filles mineures, 2 garçons mineurs et 451 hommes majeurs, expulsées en convoi « non-officiel » et abandonnées au « Point Zéro ».
Nationalités des personnes concernées :
61 ressortissant.e.s de la Guinée Conakry, 102 du Mali, 87 du Nigéria, 60 du Niger, 16 du Bénin, 12 du Burkina Faso, 18 du Tchad, 59 du Soudan, 6 de la Gambie, 26 du Cameroun, 11 de la Sierra Leone et 7 du Togo.
L’équipe d’Alarme Phone Sahara rapporte qu’ils ont trouvé un homme dormant à 12km du « Point Zéro ». En plus, ils ont secouru deux hommes, l’un un Ghanéen en état de maladie mentale, au « Point Zéro ». Ils ont emmené le malade, qui ne parlait qu’Anglais, chez le personnel de MSF au dispensaire.
Ce jour-là, trois personnes ont été mises en sécurité alors qu’elles se trouvaient dans des situations mettant leur vie en danger, comme cela se produit régulièrement sur les 15 km qui séparent « Point Zéro » d’Assamaka. Cela montre d’une part la nécessité de la présence de secouristes dévoués, mais surtout le caractère impitoyable des refoulements massives depuis l'Algérie.
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11 mai 2026 :
1055 personnes, dont 29 femmes majeures, 42 filles mineures, 33 garçons mineurs et 951 hommes majeurs, expulsées en « convoi officiel.
Nationalités des personnes concernées :
927 ressortissant.e.s du Niger, 120 du Nigéria, 2 du Bénin, 4 du Mali, une personne de la Côte d’Ivoire et une de la Guinée Conakry
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17 mai 2026 :
557 personnes, dont 25 femmes majeures, 2 garçons mineurs et 530 hommes majeurs, expulsées en convoi « non-officiel » et abandonnées au « Point Zéro ».
Nationalités des personnes concernées :
102 ressortissant.e.s de la Guinée Conakry, 140 du Mali, 133 du Nigéria, 75 du Niger, 7 du Bénin, 12 du Burkina Faso, 23 de la Côte d’Ivoire, 18 du Tchad, 11 du Soudan, 4 de la Gambie, 19 du Cameroun, 5 de la Sierra Leone, 3 du Togo et 5 du Sénégal.
La police nigérienne a retourné les 11 personnes soudanaises et 18 personnes tchadiennes en territoire Algérien.
