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Mardi, 21 juillet 2026

R.I.P. Ousmane MANSOUR – décès à la suite de brulures et de l’expulsion d’Algérie

Assamaka / Agadez : Ousmane MANSOUR, citoyen togolais, décédé après des brulures dans la main des forces algériennes et l’expulsion à la frontière du Niger

Agadez
Assamaka
Algérie
Niger
expulsions

***Avertissement : mort, violence, blessures***
Assamaka / Agadez : L'équipe d'Alarme Phone Sahara à Agadez a annoncé le 21 juillet 2026 qu'un ressortissant togolais de 30 ans, d'après ce qu'on sait pour l'instant s'appelant Ousmane MANSOUR, était décédé dans une clinique d'Agadez.
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Équipe d'Alarme Phone Sahara Assamaka embarquant des gens expulsé.e.s d'Algérie - Ousmane Mansour, assis dans le coffre du tricycle - © Alarme Phone Sahara

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Ousmane Mansour après l'expulsion d'Algérie - © Alarme Phone Sahara

Ousmane Mansour avait été transféré par Médecins Sans Frontières depuis Assamaka, à la frontière entre le Niger et l'Algérie, avec de graves brûlures sur tout le corps, et il a succombé à ses blessures peu après.

Ousmane Mansour avait été expulsé le 12 juillet 2026, avec 656 autres personnes au total, depuis l'Algérie vers la frontière nigérienne près d'Assamaka.

D’après ce que l’équipe d’Alarme Phone Sahara à Assamaka a pu apprendre en parlant avec lui et d’autres personnes concernées, il avait subi de graves brûlures sur tout le corps à cause de bidons chauffés et de gouttes brûlantes tombées sur lui alors qu'il était aux mains des forces de sécurité algériennes. Dans cet état, il a été embarqué dans le convoi d’expulsion et abandonné dans le désert, à la frontière nigérienne, avec les autres personnes expulsées.

On n’a pas encore pu reconstituer exactement le déroulement des faits. Ce qu'on peut au moins retenir pour l'instant, c'est qu'un homme a subi de graves brûlures alors qu'il était aux mains des forces de sécurité algériennes, qu'il n'a pas reçu de soins adaptés et qu'il a été embarquée dans un convoi d'expulsion alors qu’il était dans un état critique, si bien qu'au final, toute aide est arrivée trop tard pour lui.

Ousmane Mansour a été expulsé avec un groupe de 657 personnes au total, dont 53 femmes majeures, 5 garçons mineurs, 4 filles mineures et 595 hommes majeurs. Parmi les étaient 49 personnes de la Côte d’Ivoire, 113 de la Guinée Conakry, 175 du Mali, 100 du Nigéria, 76 du Niger, 25 du Bénin, 16 du Burkina Faso, 9 du Togo,38 du Cameroun, 6 de la Sierra Leone, 32 du Soudan, 16 du Tchad, une personne de la Gambie et une de la Centrafrique.

L'équipe d'Alarme Phone Sahara à Assamaka et Médecins Sans Frontières ont fait de leur mieux pour secourir des personnes qui avaient été abandonnées dans le désert, à 15 km d'Assamaka, après leur expulsion, et pour soigner les malades et les blessé.e.s.

Malheureusement, on n'a plus pu sauver la vie d'Ousmane Mansour.

Les expulsions et le régime frontalier aux conséquences mortelles

La mort d’Ousmane Mansour s’inscrit dans le contexte d’une pratique brutale consistant à organiser régulièrement des expulsions massives depuis l’Algérie vers le Niger et jusqu’à la frontière nigérienne. Ces convois d’expulsion ont déjà causé la mort de plusieurs personnes ces dernières années. Régulièrement, lors des convois d'expulsion, des personnes souffrant de fractures et d'autres blessures graves sont abandonnées dans le désert, près de la frontière ; de nombreuses victimes affirment à l'unanimité que ces blessures leur ont été infligées lors de maltraitements par les forces de sécurité algériennes.

Cette manière de traiter les personnes en mobilité est notamment encouragée par l’externalisation du régime frontalier européen, notamment via des accords de coopération policière entre des pays européens comme l’Allemagne et l’Italie avec l’Algérie.

L’équipe d’Alarme Phone Sahara partage l’horreur, la douleur et le chagrin face à la mort atroce d’Ousmane Mansour et de toutes les autres victimes du régime frontalier.

Alarme Phone Sahara exige:
  • Une enquête approfondie sur les circonstances de la mort d’Ousmane M. et des sanctions juridiques à la hauteur des faits pour les responsables !
  • L’arrêt des expulsions massives depuis l’Algérie vers le Niger et à la frontière nigérienne !
  • La protection des droits humains des personnes en mobilité et des trajets de voyage et de fuite sécurisés!
  • La suspension des accords de coopération en matière de lutte contre l’immigration entre les pays de l’UE et les pays du Maghreb !

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